Tous engagés dans nos métiers au service du public avec fierté !

Les services au public recouvrent notamment : Finances publiques, Douanes, CCRF, INSEE, Education nationale, Défense, Collectivités territoriales, Conseil général, Conseil régional, Services des eaux (publics ou privés), Préfecture, DDASS, Pompes funèbres (publiques ou privées), SDIS, Offices publics de l'habitat, Police nationale, Justice, Hôpitaux, EHPAD, Institut médico-éducatif...

samedi 1 octobre 2016

La CFDT lance la plus grande enquête jamais réalisée sur le travail


Il occupe un tiers de nos vies mais qui sait ce qu’il signifie pour chacun de nous et comment nous le vivons ?
Pour le savoir, la CFDT lance la plus grande enquête interactive sur le travail jamais réalisée en France. L’objectif : collecter des milliers de réponses afin de redonner de la voix aux travailleurs dans le débat public.


L’enquête accessible sur parlonstravail.frc’est un questionnaire en ligne ouvert à tous ceux qui ont un avis sur le travail : salariés du privé ou de la fonction publique, intérimaires, autoentrepreneurs, étudiants, stagiaires, demandeurs d’emploi, retraités... Pour participer, il suffit de se connecter au site grâce à un ordinateur, une tablette ou un smartphone, et de répondre au questionnaire ludique et accessible. Le dispositif a pour objectif de collecter jusqu’en janvier 2017 des millions de réponses sur le thème du travail. Comment est-il ressenti, voulu, investi ? A-t-il du sens et si oui, lequel ? Que met-il en jeu individuellement et collectivement ? Quel est son impact sur la santé des personnes ? Leur vie privée ?

La CFDT à l’écoute des travailleurs


« En tant qu’expérience subjective, physique, intellectuelle, le travail n’est pas discuté politiquement. Les débats sur le travail se focalisent sur d’autres aspects comme sa règlementation, son coût, sa compétitivité. C’est pourquoi, en marge des indicateurs économiques et du code du travail, la CFDT souhaite mesurer l’appréhension que les Français en ont, avec leurs désirs et leurs réticences », souligne Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. « Les frontières ont bougé, les statuts ont changé… On ne peut plus confondre emploi et travail. Et plus on essaie de définir le travail, plus l’on s’aperçoit que c’est complexe », précise-t-il.
Pour explorer notre rapport au travail, l’enquête veut toucher et intéresser le plus de monde possible. Pour cela elle interroge 25 grands thèmes (collègues, temps passé au travail, relations avec la hiérarchie, dangers, fatigue, rêves, ambitions…) à l’aide d’un dispositif inédit.

Un dispositif d’enquête inédit


Dans le monde des statistiques, cet outil est complètement nouveau : aucune enquête, aucun sondage, aucune étude n’a jamais permis de faire s’exprimer autant de personnes : les concepteurs espèrent jusqu’à 15 millions de réponses…
De plus, contrairement aux enquêtes traditionnelles qui se font à partir d’un échantillon représentatif de population, on ne sait rien des personnes qui vont se connecter. L’enquête emploie un ton différent des autres études sur le travail (Dares, Insee…) avec des questions plus audacieuses et plus complices, dont l’objectif est de recueillir la parole la plus spontanée possible. Autre originalité : le site contient plusieurs heures de vidéos de salariés de toutes catégories socioprofessionnelles (infirmière, cadre dans l’informatique, ouvrier dans l’automobile, chauffeur VTC, auxiliaire de vie…) filmés en train de répondre à l’enquête et fournissant autant de témoignages touchants, sincères, bruts, à vif... Ces petits films offrent un miroir aux internautes qui peuvent alors s’identifier, s’en amuser, réagir, en débattre…
Enfin, les résultats s’affichent en temps réel avec les réponses des autres internautes. Là encore, les participants peuvent se situer, se comparer et découvrir qu’ils font partie d’un collectif. Pour certains, c’est peut-être une première expérience du syndicalisme et un premier contact vers la CFDT. Car le site propose de réfléchir sur son travail mais pas seulement. Il donne aussi la possibilité d’agir et de prendre les choses en main : un onglet « L’action collective au sein d’un syndicat » donne la possibilité d’être contacté par la CFDT et d’accéder à des guides, des articles juridiques et des outils pour découvrir la CFDT.

Une visibilité nouvelle pour la CFDT


En partenariat avec Viadéo, le réseau social professionnel et le quotidien Libération, cette grande enquête interactive offrira une visibilité nouvelle à la CFDT. Attractive, amusante et décalée, la campagne Parlons travail donnera une image innovante du syndicalisme en France.
Au terme de l’enquête, les centaines de milliers de données collectées seront analysées puis restituées, en mars 2017. Les résultats permettront de mesurer les angoisses, les attentes, les peurs, les envies, les espoirs et les désirs des Français au travail. Ils aideront à trouver de nouveaux consensus, dégager des vérités, imaginer le monde du travail de demain en confrontant le tout aux besoins et aux nécessités du pays. Surtout, l’enquête doit servir de boussole pour enrichir les propositions de la CFDT sur le travail dans le débat politique à la veille de l’élection présidentielle.

Des outils pour agir

jeudi 22 septembre 2016

Fonction publique : Un agenda social bien rempli

Pas moins de 37 réunions sont déjà calées d’ici à la mi-décembre entre les organisations syndicales et le ministère de la Fonction publique.

Une première concertation portera sur les conditions de travail des agents, la santé et la sécurité, au cours de laquelle devrait être abordée la question de la pénibilité. Une seconde concertation sera consacrée à la formation et aux compétences ; l’occasion de dessiner les contours du futur compte personnel d’activité (CPA) des agents. Prévu par l’article 44 de la loi Travail, le CPA doit, pour s’appliquer aux agents de la fonction publique, faire l’objet d’une ordonnance. « Nous sommes dans une phase d’échange sur les grandes lignes de l’ordonnance. Nous avons déjà bien avancé sur le compte personnel de formation (CPF), qui reprend pour l’essentiel les modalités du privé, la portabilité par exemple, qui est un point acquis, explique Mylène Jacquot, la nouvelle secrétaire générale de l’Uffa-CFDT (Union des fédérations de fonctionnaires et assimilés). Reste la question du financement du CPF. Nous allons insister sur l’importance de la mutualisation. »
Concernant les questions santé et sécurité, l’Uffa-CFDT compte faire avancer la discussion sur le compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P) qui s’applique aux salariés du privé. Le compte épargne-temps (CET) aussi sera mis à l’ordre du jour. À ces thèmes de concertation s’ajoute le travail qui doit se poursuivre dans les mois à venir sur le protocole PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations). « Nous avons abordé l’aspect réglementaire du dossier PPCR : un certain nombre de textes restent à publier d’ici à la fin de l’année », précise Mylène Jacquot. Parmi les autres thèmes que la ministre souhaite traiter prochainement figure celui de la diversité et de la prévention de la discrimination dans la fonction publique, évoqué lors du dernier Conseil commun de la fonction publique.

La perspective des élections professionnelles de 2018

La ministre a rappelé sa volonté de diversifier le recrutement et annoncé la création d’un contrat en alternance destiné aux jeunes de quartiers défavorisés souhaitant préparer les concours de catégories A et B. Toujours en direction des jeunes, la ministre a rappelé l’objectif de 10 000 jeunes en apprentissage dans la fonction publique en 2016.
À ce calendrier chargé s’ajoutera pour l’Uffa-CFDT, début 2017, le commencement de la préparation des élections professionnelles de 2018.
par Marie-Nadine Eltchaninoff

mardi 30 août 2016

Rentrée scolaire 2016 - Facilités d’horaires accordées aux pères ou mères de famille fonctionnaires et employés des services publics

Pour rappel, à l’occasion de la rentrée scolaire, des facilités d’horaires peuvent être accordées aux pères ou mères de famille ainsi qu’aux personnes ayant, seules, la charge d’un ou de plusieurs enfants, à condition qu’ils soient fonctionnaires ou agents de l’Etat ou de ses établissements publics et que le ou les enfants soient inscrits ou doivent s’inscrire dans un établissement d’enseignement pré-élémentaire ou élémentaire. Cette faculté est également ouverte pour les entrées en sixième. 

Ces facilités d’horaires n’ont pas la nature d’autorisation d’absence mais celle d’un simple aménagement d’horaire, accordé ponctuellement. Il convient de préciser que si de telles facilités sont accordées, elles peuvent faire l’objet d’une récupération en heures, sur décision du chef de service concerné, notamment dans le cadre d’un service organisé selon un dispositif d’horaires variables. 

Ces dispositions sont prévues par la circulaire FP 2168 du 7 août 2008.

lundi 20 juin 2016

La liberté d’opinion doit être valable pour tous

Depuis plusieurs semaines, la CFDT fait face à de multiples attaques et agressions. Après les injures à l’encontre de nos militants, dans les entreprises et sur les réseaux sociaux, des dégradations de plusieurs locaux CFDT ont eu lieu sur tout le territoire et un drapeau de la CFDT a été brûlé lors de la dernière manifestation parisienne. 

Dans une démocratie, la liberté d’opinion est valable pour tous. Aujourd’hui, cette liberté n’est pas respectée. Malgré leur colère, les militants CFDT font preuve de sang-froid face à ceux qui justifient la violence pour défendre leurs idées. Mais cette intolérance et cette violence sont insupportables, notamment pour les salariés de la CFDT qui sont présents dans les locaux et doivent faire face à ces actes violents. 

La CFDT ne partage pas cette conception du débat et du syndicalisme. Face à cette montée de violence, la CFDT en appelle au respect de ses militants et des idées qu’elle défend. Elle se réserve le droit de saisir la justice à chacune des agressions subies. 

Dans un contexte particulièrement tendu dans notre pays, la CFDT appelle l’ensemble des acteurs à la responsabilité, au respect et à l’apaisement. 

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE DE LA CFDT

jeudi 28 avril 2016

Quel est le sens du positionnement de la CFDT sur le projet de loi El Khomri ? Réponses de Laurent Berger.

“Donner aux salariés le pouvoir d'agir sur leur réalité”

image

Pourquoi la CFDT s’est-elle dans un premier temps opposée au projet de loi Travail, sans pour autant demander son retrait ?
Il faut rappeler les deux ambitions initiales de ce projet de loi : le renforcement de la négociation collective préconisé dans le rapport Combrexelle sur « La négociation collective, le travail et l’emploi » et le compte social personnel, que la CFDT revendique depuis longtemps, c’est-à-dire le principe de droits attachés à la personne quel que soit son statut, que le gouvernement a intégré sous l’appellation de compte personnel d’activité (CPA). Le problème, c’est que ces deux ambitions étaient insuffisamment développées et cachées par deux verrues : la vision libérale selon laquelle pour créer des emplois il faudrait pouvoir licencier plus facilement, et l’idée que si la négociation n’aboutit pas, on peut s’en passer et laisser l’employeur décider seul, le tout avec un droit s’appliquant en l’absence d’accord très inférieur à ce qu’il est aujourd’hui. C’était tout simplement inacceptable !
Qu’est-ce qui a changé ?
On s’est battu pour changer le contenu du texte, en intersyndicale et en faisant des propositions point par point. Le gouvernement a reculé sur le plafonnement des dommages et intérêts prud’hommes, il a encadré le licenciement économique, il a ramené au niveau du droit actuel ce qui s’appliquera s’il n’y a pas d’accord. Et il n’y a pas eu que des reculs du gouvernement mais aussi des avancées. Le CPA a été considérablement enrichi, nous avons obtenu la généralisation de la « garantie jeunes », l’affirmation du mandatement syndical. Résultat, on est passé d’un texte inacceptable à un texte qui comporte nos deux ambitions. Et on continue de peser pour encore l’améliorer.
"ON EST PASSÉ D’UN TEXTE INACCEPTABLE À UN TEXTE QUI COMPORTE NOS DEUX AMBITIONS. ET ON CONTINUE DE PESER POUR ENCORE L’AMÉLIORER."
Pour peser, pourquoi ne pas avoir joué la carte de l’unité syndicale 
en se mobilisant dans la rue avec les autres syndicats ?
La CFDT n’allait pas réclamer le retrait d’un projet de loi qui va dans le sens de ce que nous revendiquons depuis des années sur la place de la négociation collective et la sécurisation des parcours de tous les travailleurs – salariés, agents publics, indépendants. Je comprends l’exaspération, notamment de nos militants, face à un gouvernement incapable de fixer un cap, d’expliquer les mutations en cours, qui multiplie les erreurs, voire les fautes, avec le débat sur la déchéance de nationalité. On aurait pu nourrir le mythe de l’unité syndicale, aller dans la rue, crier un bon coup. Mais pour quoi faire ? Je veux dire : on peut s’unir sur des choses qu’on partage – et c’est que nous avons fait avec plusieurs organisations syndicales, dont la CGT, sur le rôle du syndicalisme dans le vivre-ensemble ou face au Front national – mais on ne peut pas construire uniquement sur le rejet de quelque chose. À un moment, il faut acter que nous n’avons pas la même lecture des évolutions du monde.
Pourquoi la CFDT revendique-t-elle le renforcement du rôle 
de la négociation collective 
?
Historiquement, la CFDT est construite sur l’idée que le syndicalisme tire sa légitimité de son rôle dans l’entreprise. C’est pour cela que nous nous sommes battus et avons obtenu la création de la section syndicale en 1968 ; les lois Auroux, en 1982, qui ont notamment créé la négociation annuelle obligatoire ; la réforme de la représentativité de 2008, qui assoit la légitimité syndicale sur le vote des salariés et le principe de la majorité d’engagement ; l’accord sur la sécurisation de l’emploi, qui renforce la participation à la stratégie de l’entreprise à travers l’information-consultation et la présence d’administrateurs salariés dans les conseils d’administration ; la modernisation du dialogue social, qui regroupe les temps d’information-consultation et de négociation pour plus d’efficacité. Avec la place accrue donnée à la négociation collective dans le projet de loi El Khomri, nous sommes dans le droit fil de l’histoire que nous avons participé à construire. C’est 
la dernière brique du renforcement  de la négociation collective.
"POUR NOUS, L’ENTREPRISE EST 
UN LIEU DE POUVOIR, ET LE PARTAGE DE CELUI-CI PASSE PAR LA NÉGOCIATION ET LE RENFORCEMENT DES ÉLUS SYNDICAUX."
Cette approche puise sa source dans notre conception de l’entreprise. Pour nous, ce n’est pas le lieu du compromis fordiste où le partage entre la force de travail et le fruit de la richesse créée passe par un seul homme, le chef, auquel il faut dès lors s’opposer. Pour nous, l’entreprise est un lieu de pouvoir, et le partage de celui-ci passe par la négociation et le renforcement des élus syndicaux. Évidemment, ça nous distingue dans le paysage syndical.
Justement, beaucoup de militants et d’adhérents, dans les entreprises 
et les services publics, disent à quel point le quotidien est difficile et 
le dialogue tendu, voire inexistant…
"LE DIALOGUE SOCIAL, CE N’EST 
PAS UN ARRANGEMENT ENTRE AMIS : C’EST UN DES ÉLÉMENTS 
DU RAPPORT DE FORCE."
Il y a un problème de loyauté du patronat, qui a adopté une ligne très réactionnaire. Et un problème de l’employeur public, qui pense que le dialogue social, c’est très bien… pour les autres. Mais tous les employeurs ne partagent pas ce point de vue. Il y a beaucoup d’endroits où des choses se font, on ne le dit pas assez. Le dialogue social, ce n’est pas un arrangement entre amis : c’est un des éléments du rapport de force. Plus que jamais, notre rôle d’organisation syndicale est de soutenir les militants : Confédération, fédérations, unions régionales, syndicats, toute notre énergie doit être donnée à ce soutien aux militants. Mais je tiens à souligner que cette loi ne rendra pas la vie plus ou moins facile ; elle donne juste plus de pouvoir aux représentants du personnel. S’il n’y a pas de négociation, rien ne change dans le code du travail – sauf les sécurités nouvelles que nous avons obtenues comme le CPA. C’est notre principale victoire sur ce dossier.
Comment expliques-tu malgré tout la mobilisation sur ce projet de loi, notamment des jeunes, ou des mouvements comme Nuit debout ?
Le gouvernement a géré ce dossier de manière catastrophique, et ce texte est arrivé à un moment de défiance généralisée vis-à-vis de la classe politique. Mais au-delà, il y a un certain paradoxe français : d’un côté, on attend l’homme (ou la femme) providentiel(le) qui résoudra tous les problèmes, on réclame une loi uniforme qui ne change pas dans un monde qui change ; de l’autre, on est à un moment où les gens aspirent à reprendre leur vie en main concrètement, localement. C’est précisément l’idée de cette loi que de donner aux salariés le pouvoir d’agir sur leur réalité. C’est cela, l’émancipation individuelle et collective portée depuis toujours par la CFDT : c’est reprendre le pouvoir ! C’est notre combat syndical. Alors, c’est vrai, ce n’est pas un chemin facile. Mais on n’a pas le droit de renoncer à donner des marges de manœuvre aux représentants des salariés pour partir de leur réalité et construire le progrès. C’est comme cela que nous redonnerons des couleurs à la démocratie, qui en a tant besoin.
Propos recueillis par aseigne@cfdt.fr
Photo © CFDT InfoCom / A. Bruel



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lundi 11 avril 2016

Temps de travail des fonctionnaires : le rapport Laurent prêt à être publié

Dans le cadre de sa mission d’évaluation du temps de travail dans la fonction publique, Philippe Laurent a réalisé fin mars une seconde série d‘entretiens avec les organisations syndicales. Son rapport qui inclut 31 préconisations est bouclé. Sa publication n’attend plus que le feu vert du Premier ministre.


Quand le rapport Laurent sur le temps de travail des fonctionnaires sera-t-il rendu public ? La balle est désormais dans le camp du Premier ministre, qui devrait fixer prochainement un rendez-vous avec le président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT).
Dans une lettre de mission datée du 13 juillet 2015, Manuel Valls confiait à Philippe Laurent, maire (UDI) de Sceaux (92) et président du CSFPT, la mission de réaliser un état des lieux du temps et de l’organisation du travail des agents dans les trois versants de la fonction publique avec l’aide de six inspecteurs généraux (IGF, IGA, IGAS et inspection générale de l’Insee) et des directions générales de l’administration et de la fonction publique et des collectivités.

31 préconisations

Le courrier précisait qu’aucune évaluation n’avait été effectuée depuis le rapport Roché, en 1999, et qu’un bilan de la mise en place de la réduction et de l’aménagement du temps de travail paraissait nécessaire, vu la variété des missions des fonctionnaires. Les auditions ont été réalisées au second semestre 2015. Un département, le Loiret, a été étudié à la loupe. Le rapport, aujourd’hui prêt à être publié, n’attend plus que l’avis du Premier ministre, à qui Philippe Laurent a demandé un rendez-vous, sur ses 31 préconisations, qui pourraient donner lieu à l’ouverture de négociations.

Écoute et dialogue

Le sujet étant hautement inflammable, Philippe Laurent, président consensuel du CSFPT, a appliqué ses méthodes d’ancien consultant en gestion des collectivités. Il a privilégié l’écoute des différentes parties. Et, soucieux de dialogue social, il a tenu à revoir fin mars toutes les délégations syndicales auditionnées fin 2015, pour leur livrer une partie de ses conclusions dans l’espoir de modérer leurs réactions.
Il ne s’agit pas d’un rapport à charge contre les fonctionnaires, a-t-il aussi prévenu. Malgré ces précautions, la volonté de ne pas en rajouter, dans un calendrier social plombé par le projet de loi El Khomri, pourrait expliquer l’absence de réactivité de Matignon, aux prises avec d’autres foyers de contestations. Le cabinet du Premier ministre attend vraisemblablement une fenêtre de tir plus paisible pour la publication du rapport, dont la remise avait été initialement fixée par Manuel Valls au 1er février 2016.

Des excès identifiés

Si le sujet est sensible, Philippe Laurent n’ouvre pas la boîte de Pandore. A la différence du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, il ne remet pas en cause les 35 heures et se garde bien de dire que les fonctionnaires ne travaillent pas assez. A contre-courant du gouvernement et de ses collègues de l’opposition, il affirme même qu’il est possible de « travailler moins mais mieux ». « Pour plus d’efficience, il vaut parfois mieux travailler bien 30 heures que mal 35 heures », assure le président du CSFPT.
« Le rapport réaffirme que les agents travaillent, mais que certaines situations traduisent des excès, nous a indiqué Philippe Laurent. Il s’interroge sur des autorisations d’absence pour événements familiaux qui dépassent les règles habituelles de la fonction publique et du secteur privé. Mais il ne remet pas en cause les autorisations d’absences pour fêtes religieuses par exemple », explique Didier Bourgoin, membre de la délégation FSU, parmi les premières organisations syndicales revues le 25 mars.
Le nombre de jours de congés, statutaires, ne ferait pas non plus l’objet de critiques car ils sont statutaires. Le rapport Laurent ne vise pas le statut mais plutôt le « surdroit », les avantages octroyés ici et là, dans un ministère ou une collectivité, pour des raisons liées à l’histoire ou au bon vouloir d’exécutifs locaux.

L’État en cause

Mais, contrairement à des généralisations énoncées sur les collectivités, les excès pourraient venir de statuts particuliers de certains corps de l’État qui bénéficient d’aménagements du temps de travail plus avantageux que les 35 heures, des « libertés coutumières » selon Philippe Laurent. Dans la territoriale, des acquis d’avant la décentralisation ont perduré, dans les départements notamment. Ainsi, par exemple, des six jours de congés supplémentaires accordés aux travailleurs sociaux par les anciennes directions départementales de l’action sanitaire et sociale au titre de la convention collective pour l’enfance inadaptée de 1966, et qui continuent à l’être depuis le transfert aux départements, en 1983, des missions de protection de l’enfance.
Le maintien de ces avantages assimilées à un « surdroit » a rendu les transferts plus attractifs alors que la filière sociale est l’une des moins rémunérées de la fonction publique territoriale. Ce « surdroit » s’est inscrit dans le paysage. Les travailleurs sociaux le voient comme une compensation au temps passé en déplacement non rémunéré dans le cadre de missions éducatives.

Le « surdroit » en question

Second exemple de « surdroit » sur lequel la mission Laurent s’interroge, les jours de congés supplémentaires dits de « fractionnement » accordés quand les congés sont pris hors des périodes estivales. Le fait qu’ils existent aussi dans le secteur privé ne rendra pas simple leur remise en cause.
Mais ce qui pourrait passer à la trappe, comme le demandent régulièrement les chambres régionales des comptes, ce sont les mois de congés supplémentaires accordés avant la retraite en fonction de l’ancienneté. Pour se justifier, les collectivités concernées invoquent le principe de libre administration et le fait que ces dispositions ont fait l’objet d’une délibération ou d’un article du règlement intérieur, validés par le contrôle de légalité. Ce qui n’est pas forcément le cas dans les autres administrations.

Le rôle du management

Autres sujets d’étonnement pour Philippe Laurent, comme avant lui les chambres régionales des comptes, le fait que des heures supplémentaires et complémentaires soient versées à des agents à temps partiel, ou encore les comptes épargne temps dont le volume d’heures « explose », notamment à l’hôpital, et qui sont des bombes à retardement, mais aussi l’absence de contrôle automatisé du temps de travail. Pour les organisations syndicales, les badgeuses et autres pointeuses, assez peu utilisées, se justifient uniquement si les horaires sont variables.
Pour le reste, c’est le rôle du management, affirment plusieurs représentants peu enclins au pointage, notamment pour les agents qui n’utilisent pas d’ordinateur dans leur travail (gardien de stade ou de square par exemple). Sur ce thème, au vu de son enquête, Philippe Laurent soulève une carence des managers intermédiaires dans la gestion du temps de travail. Renforcer leur rôle dans ce domaine, ainsi que celle de la fonction « ressources humaines » des petites collectivités notamment, lui paraît indispensable, car il a en outre relevé une méconnaissance des règles sur le temps de travail et de repos inscrits dans le Code du travail. Ainsi de l’amplitude maximum de treize heures sur une journée et de la durée effective qui ne peut dépasser dix heures, sauf dérogation.

4 cycles de travail au lieu de 9

Dans cette réflexion, l’organisation en cycles de travail est peut être le sujet principal. Le rapport en identifie neuf. Cette multiplicité ne facilitant pas la gestion des plannings et le travail en équipe, Philippe Laurent préconise d’en retenir quatre. Celui de 35 heures ne devrait pas, en toute logique, générer de jours de réduction du temps de travail (RTT) alors que certaines situations montrent l’inverse.
Les quatre cycles, s’ils étaient retenus, feraient inévitablement l’objet de discussions avec les organisations syndicales qui n’ont pas une vision strictement comptable « heure pour heure » des « services faits ».
« Je soutiens qu’une heure effectuée le lundi, ce n’est pas la même chose qu’une heure travaillée le samedi ou le dimanche matin ou en soirée, qui doit donner lieu à compensation. Or 40 % des agents travaillent le samedi ou le dimanche », complète Didier Bourgoin, qui affirme avec son organisation qu’assurer un service public 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 suppose des compensations.

La motivation, facteur de productivité

« Nous avons insisté sur le fait que toute nouvelle disposition devra faire l’objet de dialogue et de négociation et que le temps de travail et les cycles de travail doivent aussi être renégociés quand il y a de nouvelles compétences ou fusion de collectivités », insiste Claire Le Calonnec, secrétaire générale d’Interco-CFDT, qui estime que les centres de gestion pourraient jouer le rôle de coordination sur le modèle de groupements d’employeurs publics.
La responsable juge important un autre point du débat : « Nous avons eu des discussions sur la motivation au travail pour améliorer la productivité et le service public. Nous sommes d’accord. Ce n’est pas le temps de travail qui va tout régler. Sur la motivation, les marges de progrès sont bien supérieures », assure la secrétaire générale.
Membre de la délégation Solidaires fonction publique, qui devrait prochainement faire campagne sur une réduction plus importante du temps de travail, Barbara Issaly estime que s’il y a eu excès, il faut les regarder. « Mais on ne voudrait pas que le rapport Laurent justifie des restructurations et des réorganisations. Un équilibre a été trouvé au gré des accords locaux. On souhaite que cet équilibre soit maintenu et que toute renégociation se fasse à ce niveau. »

Échelon local

Le maintien des accords locaux négociés après la loi sur l’aménagement et la réduction du temps de travail, ou la reprise de négociation à l’échelon local, si renégociation il doit y avoir, font partie des demandes formulées au rapporteur par les différentes organisations syndicales.
« Philippe Laurent préconise que le système d’organisation du travail soit revu régulièrement. C’est une bonne idée car n’importe quelle organisation du travail se déforme au fil du temps, comme tout accord. Avec des exceptions aux exceptions. Faire tous les cinq ans un bilan nous semble intéressant, à condition d’associer les organisations syndicales », complète Claire Le Calonnec.

Rappel à la loi

Pour Philippe Laurent, qui hésite à s’exprimer tant qu’il n’a pas vu le Premier ministre, il s’agit d’aller vers plus d’équité entre agents et plus d’harmonisation entre versants de la fonction publique. L’une de ses priorités, c’est de rappeler la durée légale du travail de 1 607 heures par an : un rappel à la loi qui s’adressera non pas aux fonctionnaires, souvent incriminés, mais à leurs employeurs. Car si un régime dérogatoire a été mis en place, le plus souvent, c’est sur décision et délibération de l’employeur public, estiment en choeur les représentants des agents.

mercredi 23 mars 2016

Agent de la fonction publique titulaire ou contractuel, je demande la reconnaissance de mon travail, je signe et fais signer la pétition :



JE SUIS FONCTIONNAIRE, JE SUIS CONTRACTUEL
#JeSuisUneRichesse
#OnVeutMieuxa
Quels que soient mon métier ou mes fonctions, quelle que soit ma mission, que je sois titulaire ou contractuel, je suis indispensable au développement de mon pays et à sa cohésion sociale.
Je travaille au service de tous sur tout le territoire dans des conditions trop souvent difficiles et dégradées. 
Mon pouvoir d’achat baisse depuis six ans, mon employeur public ne finance pas ou peu ma cotisation mutuelle, mes compétences sont mal reconnues…
Je ne suis pas un nanti : 0,6 % au 1er juillet, je veux mieux que ça !
Pour mon engagement dans le service public, pour mon investissement dans le travail au quotidien, je mérite d’être entendu(e) et respecté(e).
Avec la CFDT, je demande l'ouverture immédiate de négociations, notamment sur les conditions de travail, la protection sociale complémentaire, la prévention de la pénibilité, l’avenir des métiers et du service public.
Je ne suis pas un coût, je suis une richesse ! 

Communiqué à tous les agents de la Région ALPC


A tous les agents du site de Poitiers et territorialisés.

Pour dire stop au dénigrement, à la stigmatisation et à la division des agents de la Région ALPC.

Pour exiger respect, considération et égalité de traitement entre l'ensemble des agents.

L’Intersyndicale CFDT, FSU, FA-FPT, CGT, FO, UNSA vous invite à participer à
un rassemblement et au « pique-nique du respect ».

Avant la réunion du comité technique prévue à Bordeaux à 15h, rendez-vous

 jeudi 24 mars 2016 entre 12h30 et 13h30

dans la cour Castille de la Maison de la Région (devant le foyer).

Venez nombreux!

Pour aller plus loin, à Télécharger:

lundi 21 mars 2016

JOURNÉE DE GRÈVE ET D’ACTION LE MARDI 22 MARS



La négociation salariale dans la fonction publique, rendue possible grâce à l’accord PPCR signé par la CFDT et d’autres organisations syndicales, a permis pour la première fois depuis six ans le dégel du point d’indice.
C’est la base sur laquelle se calcule notre salaire. 
Le 17 mars, le gouvernement a accordé une augmentation en deux temps : 0,6 % à compter du 1er juillet 2016 et 0,6% à compter du 1er février 2017, qu’il présente comme une augmentation globale de 1,2 %.


En réalité, puisque cette augmentation bien modeste ne prendra effet qu’au 1er juillet, elle ne représentera que 0,3 % pour l’année 2016 ! Soit une augmentation de 7,81 € net par mois pour un agent rémunéré à l’indice 345.

Quelle interprétation faites-vous de ce « geste significatif » promis par la ministre ?

Clairement, pour la CFDT, ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu et ne règle pas le « contentieux salarial » accumulé depuis six ans.

Ces six années ont pesé lourd sur le pouvoir d'achat des agents et ont permis à l’État d’engranger
7 milliards d’économies !


La CFDT n'a cessé de dénoncer tout au long de cette période le blocage de la valeur d'un point d'indice et ses conséquences sur les agents :

Conséquences financières bien sûr puisque comme le précise l’INSEE les salaires moyens augmentent moins vite que les prix,

Conséquences sociales aussi puisque le blocage du point d'indice traduit un manque de reconnaissance de la compétence et de l'engagement des agents, qu'il réduit l'attractivité des métiers de la fonction publique et au final, met en grave difficulté le service public.

La CFDT refuse une clause de revoyure tous les 6 ans et des « déblocages » symboliques.

Les fonctionnaires valent mieux que cela !
·      Pour des négociations salariales annuelles obligatoires sans lesquelles il n’y aura pas de revalorisation durable des carrières

·      Pour la qualité de vie au travail et la qualité du service public


Agent de la fonction publique titulaire ou contractuel, je demande la

reconnaissance de mon travail, je signe et fais signer la pétition :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Au_gouvernement_et_aux_parlementaires_JE_SUIS_FONCTIONNAIRE_JE_SUIS_CONTRACTUEL/

vendredi 18 mars 2016

15 mars - Journée internationale du travail social - Les travailleurs sociaux engagés pour une humanité apaisée

Le travail social est l’un des chemins qui permet un plus grand respect de la Personne par plus d’autonomie, d'accès aux droits, à une dignité universelle et à une vraie citoyenneté. Partout où ce travail est engagé, c’est l’humanité et la solidarité qui progressent. Les travailleurs sociaux s'engagent avec tout leur professionnalisme, ce qui leur permet d’avoir la bonne distance et la justesse nécessaire.

Personne ne peut nier que notre contrat social est largement percuté dans la période. Les vieux modèles économiques et sociaux sont remis en cause: notre société traverse une période de mutations.

Des millions de personnes sont chassées par les guerres, la famine, les répressions et oppressions de toutes sortes. Notre société est à un tournant. Cela peut créer des opportunités pour rebondir, mais partout dans le monde, ce sont les plus fragiles ou ceux qui sont heurtés par les accidents de la vie qui ont de grandes difficultés à vivre dignement, voire à survivre. De Calais à Lampedusa, d’Alger à Prétoria, de Détroit à Punta Aréna, d’Istanbul à Fukushima, de Manille à Tuvalu, les raisons de mobiliser les travailleurs sociaux sont multiples et constantes.

Pour la CFDT, le travail social est une formidable richesse dont le progrès social peut émerger, notamment par la reconquête du pouvoir d'agir de chaque citoyen. C’est l’une des voies vers un nouveau modèle de développement et l’émergence d’une société apaisée et respectueuse des individus.


Ensemble, il nous faut relever ces défis pour une société plus humaniste.

vendredi 11 mars 2016

La CFDT engagée dans la journée mondiale du travail social le 15 mars 2016

Personne ne peut nier que notre contrat social est largement percuté en ce début de XXIème siècle.
Les modèles antérieurs sont remis en cause. L'économie, le climat, les relations sociales, le rapport au travail, les équilibres stratégiques, la démographie, le modèle familial…tout est en bouleversement.

Des millions de personnes, sont chassés par les guerres, la famine ou les répressions et oppressions de toutes sortes.
Il peut en sortir le meilleur comme le pire.

Ces grands chambardements peuvent être des « opportunités » pour qui a le capital social et culturel nécessaire pour « rebondir »… Mais partout sur le globe, ce sont les plus fragiles ou ceux qui sont heurtés dramatiquement par ce qu'on appelle « les accidents de la vie » qui pourront avoir de grandes difficultés à vivre dignement, voire à survivre.

Alors oui, la société se doit de développer des moyens pour contrecarrer ces forces négatives. Il en va de la justice, de son honneur, de son équilibre et de son avenir. Le travail social est l'un de ces moyens.

Il est l'un des chemins permettant le respect de la Personne par sa marche vers plus d'autonomie, son accès aux droits, à une dignité universelle et une vraie citoyenneté. Partout où il est engagé c'est l'humanité et la solidarité qui progressent ; c'est la charité et l'emprise de puissances totalitaires qui régressent.

De Calais à Lampedusa, d'Alger à Prétoria, de Detroit à Punta Aréna, d'Istanbul à Fukushima, de Manille à Tuvalu les raisons de mobiliser les travailleurs sociaux sont multiples mais constantes. Les travailleurs sociaux s'y engagent avec tout leur professionnalisme, celui- là même qui leur permet d'avoir la bonne distance et la justesse nécessaire de l'acte d'accompagnement. Cet acte de reconquête du pouvoir sur lui-même par celui qui en était dépossédé.

Pour la CFDT, de cette formidable richesse qu'est le travail social, peut émerger le progrès social par la reconquête du pouvoir d'agir du plus humble des citoyens. Non seulement cela « n'a pas de prix », mais c'est l'une des voies d'un nouveau modèle de développement et l'émergence d'une société apaisée, respectueuse des individus et dynamique.

Ensemble, relevons ces défis pour un XXIème siècle humaniste.


Claire Le Calonnec – Secrétaire Générale CFDT Interco
Paris le 11/03/2016

mercredi 9 mars 2016

Revalorisation du point d’indice : la CFDT mobilisée !

La valeur du point d’indice qui stagne, c'est une perte de pouvoir d’achat pour les agents !
Depuis 2010, la valeur du point d’indice est bloquée à 4,63 €. La Fonction publique ne défend plus le pouvoir d'achat de ses agents. L'INSEE reconnaît que les salaires moyens augmentent désormais moins vite que les prix, même en tenant compte de l'avancement. La perte de pouvoir d'achat annuel est estimée à 0,5 % par an dans la FPH et la FPT, à 0,7 % par an dans la FPE.
La valeur du point d’indice qui stagne, c’est un manque de reconnaissance pour les agents !
En poursuivant le blocage du point d’indice, le gouvernement fait bien peu de cas des qualifications, de la compétence et de l’engagement des agents. Il réduit l'attractivité de nos métiers et met en grave difficulté le service public.
La CFDT veut une politique salariale négociée chaque année
La CFDT a obtenu dans le protocole PPCR, Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations, que soit prévu explicitement l’examen de la revalorisation du point d’indice.
Elle ne se contentera pas de mesures symboliques et exigera un changement de cap :
Ø  Parce que des années de gel du point d’indice, ce n’est plus tolérable
Ø  Parce que la revalorisation des carrières ne sera durable qu’avec une augmentation régulière de la valeur du point.
Jeudi 17 mars, à l'occasion du premier rendez-vous salarial avec la ministre de la Fonction publique, la CFDT exigera des mesures fortes.
Si les propositions du gouvernement
ne sont pas à la hauteur des enjeux,
la CFDT appellera les personnels
à se mobiliser le mardi 22 mars 2016


La CFDT a déposé un préavis de grève pour cette journée d’action.

PROJET DE LOI TRAVAIL : LA CFDT S’OPPOSE ET PROPOSE

La CFDT veut transformer en profondeur le modèle économique et le modèle social du pays. Elle s’est toujours engagée dans les réformes qui poursuivent ces objectifs…
Mais la CFDT s’oppose à certaines mesures du projet de loi El Khomri qui sont libérales et dogmatiques et méconnaissent les réalités du monde du travail.

LE PROJET

Le projet de loi El Khomri pose les principes fondamentaux du droit du travail tels que le salaire minimum fixé par la loi, le CDI comme forme normale de contrat ou les 35 heures comme durée légale. Il propose aussi des droits à la formation supplémentaires pour les jeunes sans qualification, accentue la lutte contre le travail détaché illégal et crée le Compte personnel d’activité (CPA). Enfin, il renforce la place du dialogue social, notamment par la généralisation de l’accord majoritaire dans les entreprises et des moyens supplémentaires aux organisations syndicales. Ce sont des avancées, mais…

À ce stade, le projet de loi « travail » porte une vision trop libérale du marché du travail et ne renforce pas suffisamment le dialogue social pour transformer la société.

LES MESURES INACCEPTABLES DU PROJET DE LOI

·       L’augmentation du pouvoir unilatéral de l’employeur en matière d’aménagement du temps de travail. Le texte est en recul sur le droit actuel, notamment sur les points suivants : régime des astreintes, temps de travail des apprentis, forfait jours.
·       Le plafonnement des indemnités prud’hommes : la CFDT a toujours combattu le plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse.
·       Les nouveaux critères de licenciement économique des salariés en France, qui deviennent une variable d’ajustement de la compétitivité entre les entreprises européennes.

LES MESURES À RENFORCER OU À AJOUTER

·       Le compte personnel d’activité (CPA) doit donner l’accès à un compte épargne temps (CET) pour tous.
·       Le droit supplétif (celui qui s’applique en l’absence d’accord) sur le temps de travail doit être à droit constant, c’est-à-dire a minima au même niveau que le droit actuel.
·       Le mandatement syndical d’un salarié par une organisation syndicale, dans les entreprises dépourvues de délégués syndicaux, quelle que soit leur taille, doit être généralisé.
·       Les accords de méthode, qui visent à s’assurer de la qualité des négociations d’entreprise, doivent être rendus obligatoires et contraignants.

LE STATU QUO EST INACCEPTABLE

Si ce texte est inacceptable en l’état, le statu quo est tout aussi inacceptable : les salariés ont besoin de droits nouveaux et de règles plus adaptées aux réalités diverses qu’ils vivent dans les entreprises.

La CFDT est convaincue que la performance économique va de pair avec la performance sociale. C’est pour cette raison que la CFDT fait des propositions pour faire évoluer en profondeur le texte du projet de loi El Khomri.

SI LE PROJET DE LOI N’ÉVOLUE PAS, LA CFDT N’HÉSITERA PAS À SE MOBILISER POUR EMPÊCHER SON ADOPTION EN L’ÉTAT.

lundi 7 mars 2016

Communiqué du Conseil départemental Deux-Sèvres

AVIS DE TEMPÊTE !!

Les orientations budgétaires du département 
nous font craindre de graves conséquences !

MOBILISONS NOUS AVANT LA TEMPÊTE

Il en va des conditions de travail des personnels, des reports ou des annulations de travaux dans nos équipements publics !

Parce que nous aimons le service public !

Parce que nous aimons rendre le service public 
à la hauteur des attentes des usagers !

TOUS SUR LE PONT !!!

Faites suivre le tract ci-dessous !

Remplissez et faites remplir la pétition en téléchargement ci-dessous !

Faites nous en retour à l'adresse :
CFDT Interco 79
19 Rue de la Cave, BP 10159

79304 BRESSUIRE Cedex